03 février 2009

JEAN-CLAUDE MAILLY

Il n'y aura pas de nouvel appel à la grève cette semaine. Cela dépend de la position du président de la république

Fillon dit qu'il ne veut pas changer sa politique. Les syndicats "souhaitent" que les déclarations de jeudi soient différentes.

Les revendications sont :

Défense de l'emploi
Valorisation du pouvoir d'achat
Maintien du service public

Les syndicats veulent être entendus et surtout rencontrer le président des français au plus vite, au-delà de l'urgence qu'il montre comme leurs des veux.

Si les réponses attendues par les classes populaires ne sont apportées dans l'immédiat par les responsables politiques et patronaux, le rapport de force doit se traduire par des nouvelles manifestations.

Donc le discours social de jeudi soir reste, le fondement hypothétique de la suite à donner où je dirais même de la tentative des leaders nationaux à canaliser la grogne qui se développe dans les classes populaires.

Les leaders syndicaux auraient l'intention plutôt de se réunir à niveau mondial pour constituer un programme mondial, face à la mondialisation de la rentabilité de capital. Les approches nationaux Gage qu'il n'y ait de manipulation, ni d'un côté, ni de l'autre. Car de toutes manières, nous sommes face à une situation mondiale, est les efforts, d'une nation ainsi celle-ci soit LA France, restent à effet limité et dans le temps et dans la réduction de l'effet sur la société.

Sans volonté opportuniste, sans sectarisme, sans inclinaisons de clivages politiques, l'actualité mondiale ayant des conditions semblables à l'époque des années 1929 à 1933, Reste une erreur majeure que de vouloir des solutions par pays, car le mal est de taille mondiale et même à la taille de l'Europe restent des coups d'épée dans l'eau.

Nous sommes pour l'occasion face à trois variables du problème, les travailleurs, le pouvoir public, et le capital. Le capital reste (et tout le monde le sais) très compact, dans sa volonté, dans sa gestion, dans ses intérêts, le pouvoir public reste plutôt dans la voie de prosélytisme et les travailleurs représentés par des individus qui auraient tendance à adopter le chemin du pouvoir public. En attendant le mal évolue par manque de réelles mesures ou de langue de bois. Les travailleurs ont autant le droit que le capital de s'organiser et plus sérieusement s'il vous plaît.

mardi 3 février 2009 sur rubrique syndicat du forum LE FIGARO

Exonérations de cotisations patronales

Actuellement 31 à 32 milliards d'euros par an est le montant des exonérations aux entreprises, alors conditionner ces exonérations à l'existence d'accords sur le salaire.

Exemples :

Promouvoir les négociations de salaire dans les branches

Relancer la négociation de salaire dans la fonction publique

Faire une vraie prime transport

Juste dans l'aspect emploi.

Sur le salaire, il y a le service public; dans trois grands thèmes, si le président de la république acète de discuter, ou envoie bouler tout le monde.

J'ai cru comprendre ce matin que le président de la république avait fustigé les syndicats qu'étaient partisans d'une relance par la consommation; s'il confirme ça jeudi soir ça va poser des problèmes, il faut que le président de la république apprenne aussi à changer son logiciel.

Augmentation du salaire

Il est demandé un coup de pouce aux SIMIG, le montant étant à discuter, les syndicats ne fixent pas un chiffre exact, pour permettre la concertation.

Conditionner être mise en obstacle parce, le SIMIG ne coûte rien à l'Etat.

Le coût de ces mesures; n'est pas une priorité pour les syndicats, les chiffres, ne prouvent pas Relance par l'investissement non plus !

Quat ou sort de la trésorerie de l'Etat 1 million d'euros pour prêter à DEXIA, quant l'Etat sort deux fois 10.5 milliards pour prêter aux banques, (40 milliards dans le paquet de 360 milliards) l'Etat balance des chiffres et accepte d'augmenter le déficit.

Le problème pour les salariés c'est que quand sa va bien "on peu pas" et quand ça va mal "on peu pas" Y compris sur le raisonnement économique, personne ne sais ce qui va donner la crise, alors comme peut-t-on dire que la relance par la consommation ne peu pas marcher.

D'abord il faut se mettre d'accord sur l'annonce des 26 milliards, l'anticipation des travaux, c'est très bien, mais dans toute mesure du genre structurelle il y a un délai de latence. Beaucoup de personnes reconnaissent que ce plan n'est pas celui qui va permettre de sortir des difficultés.

Quand on veut avancer il faut deux jambes, une jambe sur l'offre et l'investissement, c'est d'accord; mais il faut aussi une jambe sur la consommation, d'autres pays le font, tous les économistes ne dissent pas que la relance par la consommation, favorise fondamentalement l'importation. Attention parce que quand il est fait une relance par l'investissement, les biens d'équipement viennent d'où ? Ça ne vienne pas de la France. On veut une économie ouverte, et après on nous dit acheter français. Il faut être logique, si les gens reçoivent une augmentation, et les plus modestes en particulière, ainsi que les classes moyennes, elles vont consommer plus, une part saurait en bénéfice de l'importation.

Il ne faut pas interdire aux travailleurs d'acheter les produits d'importation et de toutes manières ce n'est pas eux qui les importent, il faut être logique.


Posté par gramophone à 22:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,